Ce site est en construction et en permanente évolution.
Sous le grand arbre, dans le petit cartouche, à gauche, une caravane TESSERAULT 3m20, en juillet 1958, au Portugal, pour des vacances mémorables par l'accueil lusitanien, le soleil et les amis rencontrés.
Ces vacances en caravane devaient marquer à jamais mes goûts pour les vacances en roulotte, comme on disait alors parfois.
Sur la grande photo, sous les pins, au camp G.C.U de Lacanau-Océan, l'été précédent, le premier de la caravane.
Mais il y a un début à toute découverte...
En 1950, la 203 entre dans le garage familial. Après les locations et le coût élevé, mes parents pensent au camping, puisque nous ne dépendons plus de la SNCF.
Mais que la roulotte est ... tentante!
Alors, nous découvrons des caravanes... Albuet, puis Marc, à la foire de Nancy, Bourreau en passant à Blois, où nous voyons l'usine... Nous visiterons aussi l'usine Baillou à Pons.
Les finances de la famille, plus que la volonté, ne suffisent pas... et nous choisissons donc de commencer par le camping sous une simple tente familiale, très originale pour l'époque, une tente carrée où l'on tient debout partout, la tente S.I.P., entourée des grandes canadiennes à auvent et abside... moins habitables.
Après 2 ans sous cette tente SIP, à 5, nous rêvons tous d'espace... et d'étanchéité.
Mais ma mère emporte la décision: ce sera une caravane 2 places, les enfants allant ... sous la tente SIP !
Il faudra attendre 1957 pour se décider, lorsque la 203 a fait place à une 403.
Nous avons admiré les caravanes Tesserault, souvent alors avec le bas vert d'eau, comme sur la publicité de l'époque, et comme les caravanes Bourreau, dites Campings Sologne!
Dans les camps que nous fréquentons, nous croisons aussi des Baillou (3m) et Billy, et surtout des TREILLY, petite caravane célèbre dans notre milieu enseignant, toujours en 3 m, mais pour quatre personnes, les unes et les autres, les plus fréquentes. Ce plan ne plait pas...
Alors, c'est décidé, il faut trouver un autre plan... par exemple chez Paul TESSERAULT.... sans voir l'usine.
Paul Tesserault sera fier de nous montrer, dans le bureau encombré, lors de notre livraison, ses photos, affichées au mur en quantité, avec son ami... Bourreau, ...il est vrai, ancien carrossier comme lui. Cela crée des liens.
Mais les constructeurs vendent directement, à cette époque. Il faut donc traiter sans voir, en confiance, si l'on ne peut venir à Poitiers... Cela se passe excellemment, et la caravane est vite commandée, pour livraison négociée à Pâques. Paul Tesserault apprécie en effet de pouvoir étaler le travail. Cette caravane vaut, à quelques francs près, le prix de la 403 Peugeot !
Mais le modèle commandé est une 2m 80 (Bon, Tesserault a fait plus petit, avec juste un lit double et un espace cuisine à l'arrière, presque bas comme une pliante... pliée. Je n'ai pas de photo, hélas.)
Peu avant la livraison, appel téléphonique de Paul Tesserault: la 2m80 ne sera pas prête à temps, et il propose à la place une 3m20, qui a la cuisine à l'arrière, sur toute la largeur, alors que la 2m80 avait la cuisine à l'avant, sur seulement 1m25 environ, avec un vide, donc. Cet agrandissement, bien sûr, pour le même prix !
Je sais que Paul Tesserault fut vite opposé aux cuisines à l'avant, pour une bonne répartition des charges. C'est ce qu'il nous expliqua alors. La suite, quelques milliers de Tesserault à cuisine arrière...
Finalement, à l'arrivée à l'usine, trône dans la cour une caravane finie, de 2m80 ! Nous n'avons pas encore compris, mais la 3m20 prévue pour nous est bien là aussi, et après la pose de l'attelage, en "posant" la 403 sur la fosse (je dis poser, parce qu'il fallait porter et faire riper l'arrière pour qu'il soit bien au dessus de la fosse...), la caravane est attelée, et mon père est inquiet de devoir sortir sur l'étroit faubourg du Pont Neuf... Tesserault se veut rassurant, il fera sortir l'attelage s'il le faut, mais cela ne sera pas utile. Cependant, Paul Tesserault nous précède un moment avec sa voiture (ce n'était pas encore l'historique Chevrolet Impala aux ailerons caractéristiques, nécessaire pour tirer quelques monstres de 5 mètres ou plus...) et nous dirige dans la bonne direction.
Direction Paris, par la route, bien sûr, Nationale 10. Et il n'y a aucun souvenir négatif de ce voyage, pas plus que du retour vers nos montagnes d'alors.
Sous le grand arbre, dans le petit cartouche, à gauche, une caravane TESSERAULT 3m20, en juillet 1958, au Portugal, pour des vacances mémorables par l'accueil lusitanien, le soleil et les amis rencontrés.
Ces vacances en caravane devaient marquer à jamais mes goûts pour les vacances en roulotte, comme on disait alors parfois.
Sur la grande photo, sous les pins, au camp G.C.U de Lacanau-Océan, l'été précédent, le premier de la caravane.
Mais il y a un début à toute découverte...
En 1950, la 203 entre dans le garage familial. Après les locations et le coût élevé, mes parents pensent au camping, puisque nous ne dépendons plus de la SNCF.
Mais que la roulotte est ... tentante!
Alors, nous découvrons des caravanes... Albuet, puis Marc, à la foire de Nancy, Bourreau en passant à Blois, où nous voyons l'usine... Nous visiterons aussi l'usine Baillou à Pons.
Les finances de la famille, plus que la volonté, ne suffisent pas... et nous choisissons donc de commencer par le camping sous une simple tente familiale, très originale pour l'époque, une tente carrée où l'on tient debout partout, la tente S.I.P., entourée des grandes canadiennes à auvent et abside... moins habitables.
Après 2 ans sous cette tente SIP, à 5, nous rêvons tous d'espace... et d'étanchéité.
Mais ma mère emporte la décision: ce sera une caravane 2 places, les enfants allant ... sous la tente SIP !
Il faudra attendre 1957 pour se décider, lorsque la 203 a fait place à une 403.
Nous avons admiré les caravanes Tesserault, souvent alors avec le bas vert d'eau, comme sur la publicité de l'époque, et comme les caravanes Bourreau, dites Campings Sologne!
Dans les camps que nous fréquentons, nous croisons aussi des Baillou (3m) et Billy, et surtout des TREILLY, petite caravane célèbre dans notre milieu enseignant, toujours en 3 m, mais pour quatre personnes, les unes et les autres, les plus fréquentes. Ce plan ne plait pas...
Alors, c'est décidé, il faut trouver un autre plan... par exemple chez Paul TESSERAULT.... sans voir l'usine.
Paul Tesserault sera fier de nous montrer, dans le bureau encombré, lors de notre livraison, ses photos, affichées au mur en quantité, avec son ami... Bourreau, ...il est vrai, ancien carrossier comme lui. Cela crée des liens.
Mais les constructeurs vendent directement, à cette époque. Il faut donc traiter sans voir, en confiance, si l'on ne peut venir à Poitiers... Cela se passe excellemment, et la caravane est vite commandée, pour livraison négociée à Pâques. Paul Tesserault apprécie en effet de pouvoir étaler le travail. Cette caravane vaut, à quelques francs près, le prix de la 403 Peugeot !
Mais le modèle commandé est une 2m 80 (Bon, Tesserault a fait plus petit, avec juste un lit double et un espace cuisine à l'arrière, presque bas comme une pliante... pliée. Je n'ai pas de photo, hélas.)
Peu avant la livraison, appel téléphonique de Paul Tesserault: la 2m80 ne sera pas prête à temps, et il propose à la place une 3m20, qui a la cuisine à l'arrière, sur toute la largeur, alors que la 2m80 avait la cuisine à l'avant, sur seulement 1m25 environ, avec un vide, donc. Cet agrandissement, bien sûr, pour le même prix !
Je sais que Paul Tesserault fut vite opposé aux cuisines à l'avant, pour une bonne répartition des charges. C'est ce qu'il nous expliqua alors. La suite, quelques milliers de Tesserault à cuisine arrière...
Finalement, à l'arrivée à l'usine, trône dans la cour une caravane finie, de 2m80 ! Nous n'avons pas encore compris, mais la 3m20 prévue pour nous est bien là aussi, et après la pose de l'attelage, en "posant" la 403 sur la fosse (je dis poser, parce qu'il fallait porter et faire riper l'arrière pour qu'il soit bien au dessus de la fosse...), la caravane est attelée, et mon père est inquiet de devoir sortir sur l'étroit faubourg du Pont Neuf... Tesserault se veut rassurant, il fera sortir l'attelage s'il le faut, mais cela ne sera pas utile. Cependant, Paul Tesserault nous précède un moment avec sa voiture (ce n'était pas encore l'historique Chevrolet Impala aux ailerons caractéristiques, nécessaire pour tirer quelques monstres de 5 mètres ou plus...) et nous dirige dans la bonne direction.
Direction Paris, par la route, bien sûr, Nationale 10. Et il n'y a aucun souvenir négatif de ce voyage, pas plus que du retour vers nos montagnes d'alors.


