Vous connaissez les huîtres portugaises ?...


Il est toujours peu aisé d'ouvrir des huîtres, et par les mois de chaleur, on est peu tenté, sachant les conditions dans lesquelles elles se trouvent, en pleine laitance... Mieux vaut aller au restaurant pour en consommer...

Alors, sur notre fameux parking de camping, nous aurons un autre régime... pomme de terre, haricots verts, tomate et maquereaux frais... Délicieux !
Non, pas de morue, ou si peu ! La morue séchée et salée, suspendue dans les étales du marché de Setubal, n'inspire pas trop... et il faut beaucoup d'eau pour la désaler, alors que nous allons la chercher chaque jour en cruches et jerrycans !
Et le cabilleau devrait bien se trouver en poisson frais, non ?

Mais notre ami est d'une curiosité sans bornes: autant les portugais sont accueillants pour nous, autant il est curieux de tout ! Il aime lier conversation, sans s'imposer. Et on vient à lui très volontiers.

C'est ainsi qu'un jour, il nous annonce avoir fait la connaissance d'un portugais qui lui a promis d'apporter des huîtres portugaises, plus que pour goûter, nous le verrons ...

Il est sûr que la promesse sera tenue, et nous voyons arriver ... des huîtres ! En très bonne quantité, ce qui nous permet d'y goûter.

Enfin, nous avions plutôt tendance à dire "des bateaux", tant elles étaient immenses. Très largement plus longues que la main... aussi longues qu'un pied, .... et quasiment indigestes !

Difficile, impossible de les manger ainsi ! Les couper ?
Je pense qu'il devait y avoir une recette de cuisson... impossible pour nous.

Je n'ai malheureusement pas gardé de coquille en souvenir ...





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# Posté le vendredi 14 mars 2008 04:56

Retour à l'usine... l'acharnement.


Il a déjà été dit que nous sommes passés à l'usine de Saint Benoît pour le plaisir de voir l'usine et son patron... les parents y étant un peu poussés... et j'étais heureux d'emporter la décision.

Mais, pour abandonner la 3m 20, sans toilettes, ma mère fut d'un concours précieux ! Elle voulait ce confort en plus.

Une autre fois, la fin des vacances nous ramenait de l'Atlantique vers notre ville de résidence, et l'on pouvait considérer que Charles Martel pouvait nous arrêter à Poitiers, chez Paul TESSERAULT... ce qui fut encore une fois fait, mais pas pour changer de caravane, cette fois-ci.

L'idée était d'en profiter pour faire poser un marche-pied pliant, à souder sous la caravane. C'était surtout mon idée...
J'ai déjà évoqué la grande marche, carrée, encombrante et en bois, qui était livrée avec la caravane auparavant... Nous voulions cet élément de confort moderne,discret, pour simplifier.


Cela fut fait sans délai, pour un cout plus que raisonnable.
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 05:04

Modifié le vendredi 14 mars 2008 05:37

Nationale 10 . . ..


En 1970, je dois descendre un dériveur à La Rochelle, depuis Paris.
La route est, bien entendu, la Nationale 10...
L'autoroute serait d'une piètre utilité pour une Méhari tirant la remorque... la vitesse n'était pas l'objectif.

Je sais vaguement que Paul TESSERAULT a commencé à construire de nouveaux bâtiments, qu'ils sont en bordure de la Nationale 10 et, sur mon chemin - sur ma route - je découvre un début de construction, un grand hangar encore ouvert sur la route, qui abrite des caravanes exposées, et un bureau, si je me souviens bien.

Ce sont là les prémices de la future usine, après Rocfer !

Il faudra un peu de temps pour que tout soit construit, et que, de l'autoroute, on puisse voir hangars et caravanes en passant furtivement sur la voie Poitiers - Paris.

Que pensez-vous que je vais faire, en arrivant devant cette exposition ?
Qui ose poser la question ?

Je m'arrête, bien sûr... mais la Méhari tracte le bateau, la boule n'est pas disponible pour une caravane.

J'admire cependant la 310 légère, première formule, puisqu'elle est présentée en 2 places, avec vrai cabinet de toilette à l'arrière. L'idée de retrouver une deux places est tentante...
J'apprécie les étagères supérieures, avant et arrière, en tôle blanche et en arrondi, pratique et très légères... (voir plus haut l'avis de Paul Tesserault sur le poids en hauteur !)

C'est un peu là que je découvre l'évolution de la structure. J'ai du mal à imaginer que l'acier soit abandonné pour la caisse... même si le bois n'est pas étranger au travail d'un carrossier !

Le prix me serait presque abordable: j'ai la tractrice à ma disposition, la 403 (8) que l'on connait, qui a été conservée pour les enfants ...

Mais, à ce moment-là, je me concentre sur le commerce des dériveurs allemands et, accessoirement, sur les études... même si, à l'origine, l'industrie de la caravane m'attirait plus que les bateaux !
En fait, l'un était devenu un support pour pouvoir aborder l'autre... la caravane restant l'objectif final...

J'ai rencontré un autre constructeur allemand de bateaux habitables, avec lequel j'ai travaillé un temps.
Surprise de constater, en échangeant des idées, que nous avions parfois les mêmes, certaines particulièrement originales !

Autre surprise en apprenant que les deux frères patrons de ce chantier devaient, en fait, s'orienter à l'origine vers la fabrication d'une caravane en plastique, dont le prototype avait été réalisé !
Ils reviendront, en plus des bateaux, vers la fabrication de campings-cars ... Il était étonnant de rencontrer un intérêt tellement identique !

Deux ou trois ans plus tard, nous repasserons à Poitiers avec la caravane et la DS, en profitant pour une réparation (soudure) sur l'attache voiture.
Nous découvrirons alors l'avancée de la nouvelle usine, maintenant complète et autonome.
Nous avons du mal à nous retrouver dans cet espace modifié. Mais nous finissons par repérer le chemin qui conduit aux ponts permettant la pose des attelages. En face, un bâtiment renferme essentiellement des bureaux, où nous nous rendons.

Je suis heureux d'admirer cette évolution... mais, comme à Rocfer, j'aurais bien aimé me replonger dans l'ambiance de la fabrication... il n' y a plus la même accessibilité. Mais j'aurais peut-être dû demander...

Comment comprendre, en effet, tout mon intérêt pour la caravane en général et toute mon admiration pour Paul TESSERAULT ?

Lors d'un salon, vers les années 1970, j'avais eu l'occasion et le plaisir de rester un moment sur le stand TESSERAULT, pour en admirer l'évolution. Cela m'avait permis de saluer le créateur... mais je ne lui ai pas demandé s'il voulait embaucher un jeune étudiant... même si une telle reconversion n'était pas pour étonner mes parents...

J'ai évoqué les deux caravanes de mes parents, notre attachement à la marque et exprimé ainsi mon admiration. J'étais très content de pouvoir rencontrer ainsi, une autre fois, Paul Tesserault.

Mais je me posais la question: comment devait-il réagir à l'évolution vers le bois et vers plus de légèreté des modèles alors construits ? Je le connaissais trop pour imaginer sa pleine acceptation.
Pour lui, une caravane à structure bois ne devait pas être une carrosserie suffisante...

Mais ce doute sera vite levé, lorsque je verrai la qualité et l'épaisseur de la tôle d'aluminium qui sera choisie dès l'apparition des modèles de la série "légère", simplifiés, certes, mais dont la caisse était identique aux autres modèles.

Et puis, les assez grosses ondulations lui donnent une rigidité supplémentaire... et un charme caractéristique et personnel... On reconnait une TESSERAULT entre mille.

Bon, il y a aussi un autre souci... c'est la forme qui devient droite, malgré la longue tradition d'un arrondi sympathique et esthétique... La charme de la ligne n'est plus le même. Mais cette ligne droite est apparue déjà avec la série encore en acier, avec les petites ondulations jumelées en bas de caisse, et une couleur encore bien beige. Les plus grosses ondulations donneront plus de classe à la ligne, cependant, avec le bon raccordement de chaque ondulation dans les angles... et la parfaite continuité, preuve du savoir-faire du personnel TESSERAULT !

Mais chaque entreprise a ses qualités et ... ses problèmes. Je me rappelle à cet instant que, lorsque nous étions venus chercher la 3m 60, il régnait une certaine agitation parmi une partie du personnel de l'usine... sans doute liée à des revendications de salaire.
En attendant et en nous promenant vers l'entrée de Rocfer, nous avons alors reçu un tract expliquant le problème au personnel... Nous n'en sommes pas, nous le prenons quand même, et ce tract est resté quelque part dans mes archives...

Bien sûr, il s'agit d'une revendication, mais nous n'en saurons pas plus, et rien ne perturbera la livraison de notre nouvelle caravane.
TESSERAULT saura ainsi devenir, pendant un temps, le quatrième constructeur français...

Bien sûr, l'abandon de la structure de coque en acier n'est pas exclusive à TESSERAULT.
Dans les années 60, l'acier était roi... parallèlement au choix du bois, pour des constructeurs visant plus léger...

Peut-on récapituler ces constructeurs qui ont conçu des carcasses en "acier" ?
TESSERAULT, bien sûr...
DIGUE, ANTEM, EDEN ROC, TRAELER, STERCKEMAN, ARMOR, LAGNEAU, VEDETTE/GRUAU,
ACC (structure originale), LAIR,

Paradoxalement, une seule marque de la bande des quatre (Bourreau/Sologne, Lemarié/Escargot, Hénon, Notin) a choisi une strucure métallique...: ESCARGOT.

Mais, dès ces années 60, la tentation d'une caisse en fibre de verre, armée de polyester, a été aussi assez représentée, bien que le gain de poids présupposé ne se soit pas toujours trouvé au rendez-vous:
RIVASTELLA, MABILLE-EUROPA, RIVIERA, HENON, CHOLLET,
MAILLEt ("Eric")...

et puis, l'utilisation d'un toit en polyester, pour des raisons d'étanchéité et de simplicité, a été une tendance représentée surtout chez les fabricants de pliantes, mais non exclusivement (ACC, Val de Loire).

Ces évolutions étaient-elles nécessaires ?

Il y a un constructeur... français, puisque son usine est en Alsace, ERIBA, (groupe allemand HYMER) qui continue la tradition de la structure en acier, et qui s'en porte très bien, avec environ 2 000 caravanes fabriquées par an ! Il y ajoute, dans la tradition évoquée plus haut... un toit en polyester !

La tenue dans le temps d'une caravane à structure acier est sans doute supérieure: elle garde mieux sa rigidité.

J'ai dans mes cartons, depuis plus de trente ans, un dessin original, que je voulais réaliser... et qui n'a pas son semblable depuis. Souvent, les grandes inventions ne sont pas le fruit d'un seul homme, l'idée plane dans l'air...
La tentation de réaliser ce projet a été forte... soldée un peu tôt par la fabrication de "La Puce" pliante... 2 cv oblige !

Elle verra sans doute le jour... il suffit d'un peu de temps et de patience.
Et je pense qu'il sera utile, pour des raisons techniques, de revenir à la carcasse en acier... le toit étant en polyester, sans doute...
Les essais pour créer sur le papier une gamme de tailles autour de ce modèle ne m'ont pas paru convaincants, et surtout pas nécessaires, les qualités originales de ce modèle semblant convenir à 4 personnes..

Il est plus facile de ne pas multiplier, à la fabrication, les éléments différents qui concourent à la réalisation d'une caravane. Alors, ce sera comme chez FORD, avec la FORD T ..! un modèle, un seul, d'environ 3m60.
J'ignore si, dans ce programme, un modèle dépouillé aurait sa justification.
Mais, pour les caravanes comme pour les voitures, j'en ai un peu assez de la course aux équipements !

En 1957, la 403 PEUGEOT coutait environ 7000 NF, la caravane TESSERAULT de 3 m 20 aussi...

Je constate que les caravanes qui, en 2008, valent moins de 10 000 ¤ sont assez rares. On peut donc tabler sur ce seuil de prix pour un modèle courant. Quelle voiture est à ce prix, si l'on veut garder la proportion (similitude) de prix de 1957 ? La LOGAN est tout de même bien en-dessous, et c'est un peu l'équivalent, en plus moderne et équipé, de la 403...

Il n'y a donc pas eu de véritable rupture de prix, à travers la fabrication de masse !

La supposée industrialisation de l'industrie de la caravane n'a peut-être pas apporté que des bénéfices. Le cout d'une structure lourde est peut-être supérieur et handicape plus... Une petite structure n'est-elle pas plus souple, plus réactive, plus adaptable aux besoins du client ?

L'écart se creuse peut-être si, en montant dans la gamme de caravanes, on a la voiture plus puissante qui doit aller avec: l'écart peut alors être plus fort, au bénéfice de la caravane... mais, pour ceux qui veulent aborder la caravaning, avec moins de moyens, il n'y a pas une situation plus favorable maintenant, sinon à travers l'occasion, puisque l'offre est très forte maintenant.
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# Posté le vendredi 14 mars 2008 05:38

Modifié le samedi 15 mars 2008 07:37

Originalité ... TESSERAULT !



En 1957 déjà, une caravane TESSERAULT possède une isolation des parois...
Si vous voulez acheter une autre caravane (Digue, par exemple), la pose de la laine de verre est faite avec supplément...

Seul est en supplément le double plancher isolé... qui devient vite une évidence.

La glacière équipe toute TESSERAULT, ce n'est pas le cas de la plupart des marques (hormis la bande des quatre, mieux équipés).

Et puis, il y a la qualité des bois de l'ameublement, le choix des couleurs (parois intérieures peintes ou vernies), le ton du Formica qui équipera le bloc cuisine, les parois du WC en Pannolac, la couleur de l'évier et du lavabo... Les housses des coussins et les voilages en Tergal...

En fait, tout est fait à la demande ! Et des adaptations personnelles particulières sont toujours possibles... comme la porte en deux parties avant qu'elle ne devienne la règle.

Pourtant, la fabrication ne reste pas longtemps artisanale. Comme quoi, si on organise bien le travail, on peut satisfaire au mieux les gouts des clients, et s'adapter pour les satisfaire.

Cette qualité fera le charme des caravanes TESSERAULT, longtemps admiré.

Ce n'est pas une des 3000 ou 4500 caravanes que vous achetez, mais VOTRE caravane !

Mais on peut penser que cela a un peu changé au cours des ans, et que c'était surtout valable sous la direction de Paul TESSERAULT... ?

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# Posté le dimanche 16 mars 2008 04:05

Modifié le dimanche 16 mars 2008 04:15